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Société
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24-11-2008 |
Du 16 au 23 novembre, c'est la fête de la science. Dans toutes les régions, les musées scientifiques, les facs de sciences, les écoles d'ingénieurs, les chercheurs et tous les passionnés partagent leur passion à travers des expos, des débats, des films. Notre sélection.
Sous le patronage du ministère de la Recherche, la fête de la science se traduit par des centaines de manifestations dans toutes les régions de France : intéressant pour ceux (lycéens, étudiants) qui veulent s'orienter vers les sciences et pourront rencontrer des chercheurs, visiter des laboratoires, des entreprises ou se renseigner sur les carrières scientifiques. Même si vous ne vous sentez pas de vocation scientifique, l'événement donne lieu à des émissions télés, des conférences, des expositions sur des sujets grand public passionnants : le réchauffement climatique, la biodiversité, le sommeil, les nanotechnologies, etc.
En Midi-Pyrénées : la Terre en vedette dans des villages des sciences
Le Sud-Ouest a retenu les thèmes de l'Europe et de la Terre.
- A Toulouse, sur la place du Capitole, un village européen de sciences va se dresser vendredi 21 de 9h à 18h, samedi 22 et dimanche 23 de 11h à 19h. Des chercheurs seront sur les stands afin de partager leur vision du climat, de l’espace ou des méandres du sous-sol terrien. Les laboratoires de recherche régionaux présenteront leurs travaux. Animations, débats, expositions et conférences vous feront voir la planète d’un oeil neuf et toucher du doigt les applications pratiques de la recherche.
- 7 autres villages des sciences à Albi, Auch, Cahors, Montgailhard, Beaumont de Lomagne, Rodez, Tarbes.
- Une expo : " ô soleil " - Le soleil et ses énergies Du 28 octobre 2008 au 4 janvier 2009 à l'espace EDF Bazacle de Toulouse. En partenariat avec la Fondation EDF Diversiterre. Le soleil nous éclaire, réchauffe nos maisons, illumine nos villes, fait tourner nos machines... Déjà 4 milliards d'années que ça dure ! Comment utiliser et gérer au mieux cette énergie ?
En Ile-de-France : des lieux de recherche mythiques ouvrent leurs portes
- l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP) propose les samedi et dimanche 22 et 23 novembre, de 14h à 18h des conférences sur la recherche des planètes extrasolaires, les progrès récents en cosmologie ou bien encore les dernières nouvelles du satellite COROT. Des ateliers sur les notions de base de l'astrophysique : l'analyse de la lumière qui nous parvient des astres, les simulations numériques, la reconnaissance des formes des galaxies. Deux observatoires, à Hawaii et en France, présenteront en direct les observations des astronomes.
- L'Institut Pasteur ouvrira exceptionnellement ses portes au public les 22 et 23 novembre. Les visiteurs auront accès à une cinquantaine de laboratoires du célèbre campus de recherche, situé dans le 15e arrondissement parisien. Ils pourront rencontrer des chercheurs, participer à des ateliers scientifiques (observation de parasites en mouvement sous le microscope, extraction de son propre ADN, détection de micro-organismes, atelier-jeu sur les insectes piqueurs et les maladies qu'ils transmettent), ou encore visiter l'étonnant Musée Pasteur qui conserve le souvenir de la vie de Louis Pasteur dans le vaste appartement qu'il occupa les dernières années de sa vie, de 1888 à 1895. Un forum des métiers de la science sera organisé et des conférences (Le cerveau a-t-il un sexe ? Pourra-t-on un jour vacciner contre les cancers ? D'où viennent les nouvelles maladies infectieuses).
- Au Musée des Arts et Métiers, le jeudi 20 novembre, de 18h 30 à 20h débat : Quand la géolocalisation bouleverse notre sens de l'orientation. Le samedi 22 novembre, de 14h à 17h 30 Excursion : Hydrogéologie dans Paris. À travers l'histoire de l'alimentation en eau de l'abbaye de St-Martin-des-Champs (le futur Cnam) et des palais royaux au Moyen-Age, cette excursion propose la visite de quelques vestiges et monuments (captages de Belleville, Regard de La Lanterne, Regard St-Martin...), et vous fait découvrir les thèmes fondamentaux de l'hydrogéologie (nappes, sources, techniques de captage, pollution, nouvelles ressources)... en plein Paris ! Cette excursion à pied (3 km au total) avec un trajet en métro de Arts et Métiers à Télégraphe. Départ à 14:00 de l'accueil du musée.
Nombreuses animations également dans les grandes facs de sciences (Orsay, Pierre & Marie Curie, les écoles d'ingénieurs comme l'Ecole Centrale Paris) et les grands musées comme la Cité des Sciences et le Palais de la Découverte.
Dans le Nord Pas-de-Calais
- A Lille, Visite commentée de la salle de régulation médicale, et du SAMU le jeudi 20 novembre de 14h à 16h. Découverte du métier de permanencier auxiliaire de régulation médicale (PARM). Mini-conférence et questions-réponses avec les PARM du SAMU. Réservation obligatoire pour le grand public et les scolaires au 03 20 44 46 38.
l[ A Lens, Dunkerque, Capelle la Grande, Roubaix, Wattrelos, b[Villages des sciences les vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23.]b]l
- A Denain, Festival Sciences et Environnement, du lundi 17 au dimanche 23.
D'autres manifestations originales
- Dans le Jura, une grande manifestion sur l'accoustique et le son : l'Art de s'entendre : une Science... Cet événement permettra d'aborder le thème du son et du bruit, sous différents angles : sonorité et acoustique, musique et art, nuisances acoustiques et systèmes constructifs... à Mouchard, dans le Jura, à la salle des Trois Chênes, les 22 et 23 novembre 2008.
- A la bibliothèque de Rennes, le 20 novembre à 18 h 30, Café sciences sur le thème "Pourquoi manger local ?"
- la Bretagne présentera 5 Villages des Sciences, aux couleurs de l'Europe : Brest, Lorient, Rennes, Lannion et Morlaix. De nombreuses autres animations, ateliers, expositions, portes ouvertes, visites de sites... irrigueront aussi tout le territoire breton.
- A la station marine de Concarneau, les biologistes marins présenteront leurs études sur les fonds sous-marins rocheux. Des organismes marins communs mais méconnus seront présentés. Des démonstrations du matériel utilisé par les biologistes-marins/plongeurs professionnels seront effectuées. Samedi 22 et dimanche 23.
Pour savoir ce qui se passe dans votre région :
www.fetedelascience.fr Onglet "la fête en région"
A la télé : la Fête de la science sur Arte
lundi, 17 novembre, à 19 h, Un volcan sous la mer : à la recherche d'un volcan sous-marin qui ne figure sur aucune carte. Une équipe de scientifiques part à la recherche d'un volcan sous-marin situé quelque part au large des côtes sud de la Sicile...
mardi, 18 novembre, à 19 h, Le mystère Stradivarius Comment les scientifiques tentent de percer le mystère du son unique du Stradivarius.
à 20:15 Trois crimes contre la planète : Tueurs d'ozone Sur la piste des mafias dont les activités illégales menacent l'environnement.
à 21 h : Pour l'amour de l'eau. Un état des lieux accablant, aux allures de polar. Partout, la raréfaction de l'or bleu aiguise les appétits des multinationales (dont les sociétés Vivendi et Suez) pour s'emparer de l'eau au mépris de l'intérêt collectif. Un constat implacable, fruit d'une enquête planétaire de trois ans.
à 22:20, Energies : le futur à contre-courant Puisant sans frein dans ses stocks d'énergies fossiles, le monde s'achemine-t-il vers un gigantesque black out ?
Mercredi, 19 novembre, à 19:00, Traqueurs d'animaux inconnus : Et s'il existait sur terre des animaux inconnus encore à découvrir ? A 20h 15, Trois crimes contre la planète : 3. Tibet connection : sous la houlette de la Wildlife Protection Society of India, une unité d'intervention de la police criminelle indienne a pu arrêter le "parrain" des trafiquants de tigres.
Jeudi, 20 novembre, à 20 h 15 Quand la science va à la plage. De la plage au laboratoire, les petites bêtes du bord de mer participent aux dernières avancées scientifiques.
Vendredi, 21 novembre, 22 h 25, Le cerveau en miroir : la supériorité intellectuelle de l'être humain sur le monde du vivant serait-elle une fiction collective ?
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Société
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22-11-2008 |
En marchant, sans un sou en poche, demandant le gîte et le couvert, Mathilde et Édouard Cortès se sont donné la main pendant 6 000 km. Jeunes mariés, ils ont fait le pari que l’amour leur ferait vaincre tous les obstacles. Interview et vidéo à l'occasion de la sortie de leur livre, "Un chemin de promesses". En juin 2007, vous entamiez un voyage de noces pour le moins surprenant ?
Mathilde : Un an avant notre départ, Édouard m’a emmenée sur le parvis de Notre-Dame de Paris et m’a demandé si je voulais bien "l’accompagner pour toute la vie". On se connaissait depuis neuf ans, et à ce moment, Édouard, notre couple, nos chances de bonheur m’ont paru si évidents que je n’ai pas hésité une seule seconde… Quelques jours plus tard, il a lancé l’idée d’un grand voyage pour prendre le temps de se connaître, de construire notre couple. Nous irions à Jérusalem, à pied ! Et quitte à vivre une aventure unique, j’ai proposé que l’on parte sans un sou en poche, pour aller à la rencontre des autres.
Édouard : Un an plus tard, nous étions au même endroit, prêts à aller jusqu’à Jérusalem, sans sécurité, sans argent, avec le minimum pour survivre dans nos sacs à dos légers… c’était une sorte de défi pour faire tomber les masques, voir le monde sans préjugés et donner du sens à nos vies.
Vous seriez-vous lancés dans pareille aventure l’un sans l’autre ?
Édouard : Non. C’était un projet de couple. Ce rêve, nous aurions pu l’avoir chacun de notre côté mais il était fortement lié à la construction de notre amour. Nous avions tous les deux quelques expériences d’aventure, de voyage et de rencontres. Mathilde en Inde et en Afrique, dont deux ans au Cameroun. Moi dans le Caucase, en Afghanistan, en Asie du Sud-Est… Avec ce projet, nous voulions vivre ensemble un grand rêve en conciliant nos attentes et nos désirs personnels. Un voyage de noces unique et sur mesure !
Aller à Jérusalem en mendiant le gîte et le couvert… c'était un pèlerinage religieux ?
Édouard et Mathilde : Nous avons fait ce voyage à la manière des pèlerins du Moyen Âge qui allaient à Saint-Jacques de Compostelle, à Rome ou à Jérusalem ou encore un peu comme les moines bouddhistes qui vont à Lhassa. Nous croyons tous les deux en Dieu. C’est quelque chose d’important dans nos vies. Partir sans argent, cela implique qu’on s’en remet aussi à la Providence. C’est un acte de confiance. Pendant 6 000 km, pas à pas, nous avons senti que nous ne sommes pas que des êtres de chair. Cette marche a réveillé en nous une musique intérieure, le chant de l’âme.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile : marcher 30 km par jour ou dépendre uniquement des autres pour survivre ?
Mathilde : On a parfois marché 40, 50, même 60 km avec pas grand-chose dans le ventre. Mais ce n’est pas le plus difficile. Le plus dur, c’est d’être en permanence dans la précarité. À pied, sans argent, sans téléphone, on est très vulnérable, à l’abri de rien. Tout nous atteint de manière amplifiée : la pluie semble plus froide, le vent plus violent… Nous avions besoin des autres. C’est vrai que ce n’est pas facile de demander du pain, de l’eau, un abri, dans une société marchande. Même après plus de sept mois sur la route, on était toujours gênés de sonner chez les gens, de les aborder pour trouver à manger. Mais cette démarche nous forçait à nous ouvrir aux autres, tels qu’on était, sans artifice matériel.
Aller vers autrui, c’était l’un de vos buts. Avez-vous été bien accueillis ?
Mathilde : La première réaction était souvent la surprise : drôle de voyage de noces ! Demander l’hospitalité, c’était pour nous un moyen d’aller au-devant des autres, de sortir de nos timidités. Nous avons bien sûr essuyé des refus. En Italie, dans les zones industrielles, ça a été particulièrement difficile. Un soir, après neuf "non" consécutifs, je me suis écroulée, déçue, vidée. Mais notre démarche a davantage attiré la sympathie. Pas seulement dans les pays où l’hospitalité est culturelle comme en Turquie ou dans les Balkans. Dès la France, nous avons été très bien accueillis. Souvent, bien plus que leur porte, les gens nous ont ouvert leur cœur. Je me souviens de Liliane, veuve depuis 6 mois, qui nous a confié que, depuis la mort de son mari, elle ne prenait plus ses repas à table mais seule devant la télé. Ce soir-là, nous étions trois à table.
Édouard : Pour nous, le but n’était pas d’aller à Jérusalem, le voyage était dans ce qui se passerait sur la route. Sur 232 jours, nous avons passé la moitié de nos nuits dans des familles. Une belle manière de découvrir des modes de vie, d’échanger et de partager.
Vous avez vécu des moments très durs : faim, peur, maladie, et même, agression… Comment fait-on pour continuer dans l’adversité ?
Édouard : En ne comptant que sur les autres, il y a forcément une limite : être totalement démuni quand on n’est pas accueilli. Ce n’est pas rare que nous n’ayons rien eu à manger, rien à avaler pendant 36 heures, une fois même pendant 49 heures. Nous avons eu peur des ours et des serpents dans les Balkans, peur de nous faire écraser au bord d’une route, peur d’abandonner aussi… surtout après l’agression en Turquie. Sur la route d’Istanbul, un homme s’est jeté sur Mathilde, et ça a été très dur ensuite de reprendre confiance.
Mathilde : Nous voulions aller à la rencontre des autres, mais parfois nos peurs intérieures nous ont bloqués. Ce voyage n’était pas un exploit sportif. Là où il a été radical, c’est par la plongée dans nos émotions et dans le cœur des hommes. Mais notre force a été d’être deux. Il y en avait toujours un pour porter l’autre.
Et entre vous, comment cela s’est-il passé ? Avez-vous vécu des crises de couple ?
Édouard : Nous avons vécu de manière extrême nos premiers mois de mariage : 24 heures sur 24 ensemble, ce n’est pas ordinaire. Ce voyage a été comme une allégorie de la vie de couple : une expédition au long cours qui demande une bonne dose d’intrépidité, de confiance et de persévérance. Quand on est deux, rien ne résiste à la route, aucun masque. Fatigues, paresses, orgueils… c’est peine perdue de vouloir les cacher.
Mathilde : Nous avons essayé d’accepter l’autre tel qu’il est, même si ça n’a pas toujours été facile. Édouard m’en a voulu au début de ne pas maîtriser mes craintes. Nous devions traverser un glacier, dans les Alpes, à 3 300 mètres d’altitude. L’idée de marcher en baskets, sans piolet, sans entraînement, entourés de ravins et de crevasses me terrifiait. Je râlais, Édouard m’engueulait… et au final, quand on a passé le col et qu’on s’est expliqués, Édouard a pu mesurer ce que j’avais enduré. Il m’a promis d’être plus patient et moi, d’exprimer clairement mes angoisses au lieu de me plaindre ! Ce qui va sans le dire, va mieux en le disant : on a compris qu’il fallait communiquer.
Édouard : Les sceptiques chuchotaient à notre départ : "Ils vont se séparer avant d’arriver", "Il fallait partir avant le mariage, pour voir si le couple résiste." Ce qui nous a fait marcher, c’est de nous être engagés l’un envers l’autre. Nous avions un projet commun, celui d’atteindre Jérusalem. Nous vivons aujourd’hui d’un amour que nous voulons construire tous les jours, comme sur la route, dans les larmes ou en chantant.
Quel est votre meilleur et votre pire souvenir du voyage ?
Édouard : Les meilleurs moments, c’étaient les instants extraordinaires du quotidien. Un soir, dans un bivouac dans une grotte en Italie, nous étions nichés dans une falaise surplombant la plaine du Pô, les lumières de la ville à nos pieds, la musique d’une fête de village dans les oreilles. J’ai invité Mathilde à danser. Une danse, puis deux, puis trois… enlacés sur des airs de salsa. Si j’avais voulu offrir une seule nuit de noces à Mathilde, c’aurait été celle-là. Pour les mauvais souvenirs… le plus dur a été le rejet. En Syrie, à cinq reprises, en traversant tranquillement des villages, des enfants nous ont lancé des pierres. Les adultes présents n’ont rien dit. Cette violence sans raison apparente est dure à comprendre et à pardonner.
Mathilde : Le moment le plus difficile pour moi a été l’entrée en Turquie. On était sur une route, isolés. Un homme s’est approché, m’a montré des billets, en répétant : "sexe, sexe, sexe". Malgré les tentatives d’Édouard pour l’éloigner, il a couru vers moi en m’étreignant de force. Ça s’est passé en quelques secondes, mais je me suis sentie salie et j’ai mis beaucoup de temps avant de pouvoir de nouveau regarder un homme dans les yeux et faire confiance. Heureusement qu’avant et après, on a vécu de très beaux moments, une main qui se tend, une porte qui s’ouvre alors qu’on n’a rien à donner en retour.
Vous êtes passés par 14 pays, certains en guerre, d’autres en reconstruction. Quels sont ceux qui vous ont le plus marqués ?
Le Monténégro et les Balkans en général pour leur côté sauvage et authentique. Il y a aussi le Proche-Orient. Dès notre entrée en Syrie, nous avons été pris à partie malgré nous dans le conflit de la région. On n’a jamais vraiment su pourquoi, mais les services secrets syriens nous suspectaient et du coup, nous étions suivis en permanence, interrogés tous les jours, et même fouillés ! Pendant presque un mois, nous avons vécu en semi-liberté et en proie à la paranoïa.
232 jours et 5 788 km après votre départ, vous avez enfin atteint Jérusalem. Qu’avez-vous ressenti ?
Mathilde : À l’arrivée, un sentiment de joie, très intérieur et profond. Comme une sorte de plénitude.
Édouard : Nous avons longtemps regardé en silence Jérusalem qui s’étendait devant nous. Il y a eu le soulagement : celui de mettre fin à notre vulnérabilité. Et puis, tout de suite, nous nous sommes souvenus de toutes les personnes rencontrées sans qui ce chemin n’aurait pas été possible.
Mathilde et Edouard Cortès racontent leur aventure dans un livre :
Un chemin de promesse, chez XO Editions, paru le
3 novembre 2008
avec 16 pages de photos couleur
Une belle idée de cadeau.
La vidéo du voyage
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Société
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29-10-2008 |
En 2008, l'industrie aéronautique a fêté ses 100 ans sur les Champs Elysées. L'occasion de rappeler qu'elle continue à recruter et peine à remplacer particulièrement ses ouvriers qualifiés. Des métiers qui participent pourtant à la fabrication de produits prestigieux, rémunèrent bien et offrent de bonnes perspectives d'évolution.
A l'usine Dassault Aviation d'Argenteuil (Val-d'Oise), les "compagnons" fabriquent et assemblent toute la partie avant des Falcon, les super jets vendus comme avions d'affaires, et le fuselage des Rafale, le dernier-né des avions de chasse français. La passion de l'aéronautique, la fierté de participer à la création de ces super joujoux, et le goût d'un travail de précision sont bien souvent au rendez-vous, comme pour Alphonse, entré chez Dassault en 1995 avec un CAP de mécanique : "on ne travaille pas sur la chaîne de montage d'un avion high tech comme sur n'importe quel produit. J'ai tout de suite apprécié de réaliser ces pièces et de les voir assembler sur les lignes".
On cherche des ajusteurs-monteurs et des chaudronniers aéro
Pourtant, Dassault, comme la plupart des grands constructeurs et industriels de l'aéronautique en France, a du mal à trouver ses opérateurs. Depuis 3 ans déjà, des générations entières de salariés partent en retraite et le mouvement va se poursuivre intensément jusqu'en 2013. D'autre part, le secteur a cartonné en enregistrant un nombre record de commandes depuis 2006. Pas de crise en la matière, les avions vendus aux compagnies aériennes du monde entier par Airbus, Eurocopter ou Dassault doivent être fabriqués et livrés en temps et en heure (faute de quoi, de fortes pénalités de retard seront à régler). "Il nous faut absolument assurer la production, mais nous souffrons de la désaffection des jeunes pour les métiers de l'industrie", regrette Claude Bresson, le président du Groupement des industries aéronautiques et spatiales (GIFAS).
Les deux métiers les plus recherchés au niveau des ouvriers qualifiés ? Ajusteur-monteur et chaudronnier aéronautique, des métiers accessibles au niveau CAP, BEP et bac professionnel.
Ajusteur-monteur de cellule : formation, débouchés, salaire
Concrètement, c'est lui qui ajuste et monte les sous-ensembles qui formeront la cellule, c'est-à-dire le corps de l'avion : il positionne les pièces, assure l'étanchéité, monte toutes les fixations (rivets...), réalise la métallisation, monte certains équipements et circuits. Chez Dassault Aviation à Argenteuil, les ajusteurs moulent les pièces sur des revêtements qu'on met ensuite sur des bâtis. "C'est un travail très manuel, qui demande une certaine habileté et de l'expérience, c'est pourquoi chez nous un jeune est toujours suivi par un ancien", explique Alphonse. Autre exigence : pouvoir lire une documentation en anglais, langue de toute l'industrie aéro.
La formation Peu de diplômes préparent à ce métier : le CAP mécanicien cellules d'aéronefs, ou le bac pro aéronautique option mécanicien système cellule. Mais si vous avez un autre diplôme (CAP, BEP ou bac pro) du secteur industriel, n'hésitez pas à postuler quand même car la formation est souvent assurée en interne. Le CFA des métiers de l'aérien (CFAE), a aussi créé le titre professionnel "mécanicien aérostructure de la cellule" (MASC) que vous pouvez préparer en contrat de professionnalisation (en alternance) en 8 semaines pour devenir opérateur aéronautique. Une société d'intérim aéronautique, Derichebourg Evolution Formation a aussi décidé de lancer une formation à Toulouse (début 1er semestre 2009). En 450 heures (3 mois), vous pouvez devenir "ajusteur, cableur, monteur aéronautique". Les débouchés sont assurés à la sortie. Et le salaire ? 1250 euros nets par mois pour un débutant, avec des possibilités d'augmentation avec l'expérience et l'évolution (comme chef d'équipe ou technicien).
Chaudronnier aéronautique : le spécialiste des pièces métalliques
Autre métier très recherché, le chaudronnier aéro ne fabrique aucun chaudron mais met en forme les pièces métalliques qui servent à monter l'avion. Il les trace, les découpe, les cambre, les plie, les étire pour leur donner leur forme, puis il les assemble en les soudant, les collant ou en posant des rivets.
La formation : CAP construction d'ensembles chaudronnés, BEP ou bac pro réalisation d'ouvrages chaudronnés, structures métalliques, ou un titre de l'AFPA (Association de la formation pour adultes) de chaudronnier aéronautique. Même salaire et possibilités d'évolution que pour les ajusteurs-monteurs de cellule.
D'autres métiers recherchés dans l'industrie aéronautique
Si les métiers d'opérateurs (ouvriers qualifiés) sont les plus recherchés, il y a également de bons débouchés à d'autres niveaux de qualification :
- Mécanicien de maintenance avion : le métier fait toujours rêver mais il est maintenant difficile d'accès non parce que les débouchés manquent mais parce que les critères de formation se sont élevés pour s'aligner sur les standards européens. Il faut avoir un bac pro aéronautique et une mention complémentaire (un an après le bac) pour y accéder en décrochant une "licence européenne". Tous les mécanos ne travaillent pas sur avion, mais certains sont en atelier, sur moteur ou équipements. On n'est d'autre part qualifié que sur un type d'avion. A noter que la licence européenne permet de travailler partout en Europe pour de très bons salaires, mais il faut absolument parler anglais.
- Technicien aéronautique : les postes sont très variés, chez les constructeurs, les sous-traitants, pour travailler en bureau d'études, rédiger la documentation aéronautique, être en bureau des méthodes, etc. Avec un BTS Aéronautique ou un DUT industriel obtenu dans un IUT orienté aéronautique (Ville-d'Avray, Toulouse, Aix) ou mieux une licence aéronautique obtenue en 1 an après un DUT ou un BTS.
- Ingénieur aéronautique : on recherche à la fois des spécialistes (logiciels, systèmes embarqués, électronique, achats) issus des écoles d'ingénieurs aéro (Supaéro, Ensica, ENSMA, ESTACA, IPSA) et des généralistes de l'ENSAM, Supélec, EPF Sceaux, etc.
Des adresses pour se renseigner
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Société
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26-10-2008 |
Enfin ! Après des semaines de discussion avec les enseignants et les lycéens, le ministre de l'Education a rendu sa copie sur la nouvelle organisation de la classe de seconde dès la rentrée 2009. Moins de cours magistraux, beaucoup d'options à choisir, et un gros changement dans le découpage de l'année scolaire.
C'est la première étape de la réforme du lycée déjà lancée depuis plusieurs mois. La seconde étant la première année de lycée, c'est elle qui connaîtra la première vague de réforme dès la rentrée 2009. Les grands principes étaient déjà connus : moins de cours magistraux, mais plus d'enseignements optionnels pour mieux préparer l'orientation, et plus d'heures d'encadrement et de soutien. Le lycée doit conserver ses grandes missions mais répondre à de nouvelles demandes a rappelé Xavier Darcos le 21 octobre : "un meilleur accompagnement des élèves par les professeurs, un meilleur équilibre entre le temps de l'enseignement et le temps du travail personnel, et d'un lycée qui sache non seulement instruire ses élèves, mais aussi les accompagner progressivement vers l'âge adulte".
Concrètement, on avait parlé d'un "lycée à la carte", ou de suppressions de certaines matières. "Nous sommes revenus à quelque chose de plus raisonnable que dansdes moments d'imagination excessive", a annoncé le ministre. Pourtant la nouvelle seconde est quand même très différente de ce qu'ont connu jusque-là les lycéens.
2 semestres et 4 conseils de classe dans l'année
D'abord, l'année ne sera plus divisée en trois trimestres mais en deux semestres, et il y aura deux conseils de classe par semestre, ce qui en fait 4 au lieu de 2. Objectif : mieux suivre les élèves dans leurs difficultés ou leur projet d'orientation. Il y aura aussi une semaine de "bilan et d'orientation" entre les deux semestres dans laquelle les élèves pourront avoir un soutien scolaire personnalisé, une aide méthodologique, un conseil d'orientation, un travail interdisciplinaire ou, pour ceux qui sont le plus à l'aise, un travail d'approfondissement.
Dans la semaine, jusqu'à 2008, il y avait 28 à 32 heures de cours par semaine. L'option ou les options qui devaient aider à l'orientation étaient très limitées et choisies pour toute l'année. Trop peu pour tester ses goûts et découvrir de nouveaux horizons ! A partir de 2009, il y aura :
- 21 heures "d'enseignements fondamentaux" : français, maths, histoire-géo, sciences expérimentales, langues 1 et 2 (obligatoire pour tous), EPS.
- 6 heures de "modules d'approfondissement ou d'exploration", avec possibilité de changer de modules d'un semestre à l'autre,
- 3 heures d'accompagnement et d'orientation.
Les modules d'approfondissement ou d'exploration
Leur nom dit bien leur objectif : ils permettent soit d'approfondir des matières que l'on aime pour ceux qui savent déjà ce qu'ils veulent faire, soit de découvrir de nouveaux domaines pour choisir son orientation. Les 6 heures d'approfondissement ou d'exploration se divisent en deux modules de 3 heures. On peut donc choisir 2 matières au 1er semestre et 2 autres (ou les mêmes) au 2ème semestre, soit en tout 4 plats nouveaux à mettre à son menu d'année. Ces modules sont à choisir parmi 4 "dominantes", un peu comme dans un jeu des 7 familles :
1/ Dans la famille "Humanités" vous pourrez choisir : littérature française, langues et cultures de l'Antiquité, langues vivantes étrangères ou régionales, arts et histoire des arts,
2/ "Sciences" : maths, physique-chimie (qui ne sera plus imposée à tous), sciences de la vie et de la Terre (pareil), informatique et société numérique.
3/ "Sciences de la société" : sciences économiques et sociales, initiation aux sciences de gestion, histoire-géo.
4/ "Sciences et technologies" : initiation aux sciences de l'ingénieur et de la production, sciences médico-sociales, techniques d'atelier et de laboratoire, design, initiation aux technologies de l'hôtellerie et de la restauration, activités physiques et sportives.
La première, terminale, et le nouveau bac à l'horizon
Le ministre a également répondu à quelques interrogations : les sections actuelles vont-elle être conservées ? en tout cas, les sections technologiques ne vont pas disparaître comme certains le pensaient. Quant aux séries de bac elles-mêmes (L, ES, S, STI, etc.), on n'en sait rien pour l'instant car cela dépend de l'organisation des classes de première et de terminale qui n'est pas encore décidée.
Après la seconde, l'étape numéro 2 va en effet être la nouvelle première, puis la nouvelle terminale. Et au bout ? Le bac va être conservé, mais il sera fatalement réformé puisque l'enseignement, les programmes et les matières enseignées le seront...
La réforme du lycée n'a pas fini de faire parler d'elle...
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Société
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13-10-2008 |
Après de nouvelles fouilles réalisées en avril 2008, deux grands archéologues anglais avancent une nouvelle hypothèse pour expliquer la signification du site préhistorique de Stonehenge. Les gigantesques pierres dressées en cercle étaient selon eux un lieu de pèlerinage où les malades venaient chercher la guérison.
C'est dans la très sérieuse Société des antiquaires de Londres, que les deux savants anglais, Geoffrey Wainwright et Timothy Darvill, professeurs d'archéologie à l'université de Bournemouth, ont révélé aux journalistes les conclusions de leur campagne de fouilles.
En avril 2008, ils ont en effet dirigé les premières recherches archéologiques sur le site depuis 44 ans.
"Nous avons trouvé plusieurs raisons de croire que les pierres ont été construites dans le cadre d'une croyance dans un processus de guérison", a déclaré le Pr Wainwright. Ces preuves, ce sont d'abord les squelettes découverts sur place qui portaient des traces de blessures ou des signes de maladies graves. "Lorsqu'ils venaient au monument de Stonehenge, les gens étaient dans un état de détresse, pour parler poliment", a expliqué le Pr Darvill. Les archélogues ont été confirmés dans cette thèse par la découverte des ossements d'un jeune homme qui avait contre lui des morceaux de pierre bleue, la même roche que celle constituant le premier cercle des grosses pierres dressées du site.
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Société
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04-10-2008 |
99 ans après l'exploit de Louis Blériot, le pilote Yves Rossy, alias "Fusion man", a de nouveau réussi l'exploit de traverser la Manche, cette fois grâce à une aile volante à réaction. 10 minutes à peine pour pour relier Calais à Douvres. L'exploit historique
Les mânes de Louis Blériot planent encore au-dessus de la Manche. En juillet 1909, la liaison entre Calais et Douvres sur un avion de bois et de toile fut un véritable exploit . La traversée réalisée par Yves Rossy en est une autre. Louis Blériot fut le premier homme à se rendre sur les terres de la "perfide Albion" à vol d'oiseau, et en un temps record. Yves Rossy lui, est déjà le "premier homme volant à réaction" : depuis son premier vol avec une aile à réaction en 2004, il a effectué une trentaine de vols. Mais rien de tel que de réaliser de nouveau un exploit aussi mythique qu'une traversée de la Manche.
Un vol à 200 km/h
Vers 13 heures, en ce vendredi 26 septembre, Fusion man est monté dans son avion de largage, un Pilatus. C'était le premier bon signe, lui qui avait déja dû reporter par deux fois cette liaison. Quelques minutes plus tard, et 3000 mètres au-dessus du plancher des vaches, Yves Rossy a sauté du marche-pied de l'avion. Pendant quelques longues secondes, il s'est laissé tomber comme un parachutiste, puis à l'aide d'une manette a déployé ses ailes dans l'azur de France. Vétu de sa combinaison anti-feux, il a plané un instant avant de lancer la séquence de démarrage de ses réacteurs. Une trentaine de secondes plus tard, la stabilisation effectuée, et la chute stoppée, Fusion man a mis les gaz.. Pendant près de dix minutes, il a volé à près de 200 km/h, puis plané jusqu'au côtes anglaises ou il a pu déployer son parachute. Exploit accompli en seulement... 10 minutes ! 10 minutes de concentration, de tensions, de dangers, mais surtout de rêve.
Itinéraire d'un rêveur réaliste
Yves Rossy partage avec Louis Blériot, Charles Lindhberg ou Jean Mermoz, le goût du sport, la curiosité des sensations fortes, et une passion de l'aviation. Ce suisse est un ancien militaire. Pilote de chasse de l'armée de l'air helvétique, il a déja piloté quelques-uns des meilleurs avions de combat du monde. Les Hawker Hunters, F-5, ou mirage III n'ont plus de secrets pour lui. Aujourd'hui pilote de ligne sur les jumbo jets de Swissair, ce Gènevois de 49 ans a toujours besoin d'adréaline et de nouveaux défis. C'est probablement inspiré des premiers fous volants de la Belle Epoque, et surtout de la science-fiction qu'il s'est lancé dans ce projet d'aile volante à réaction. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir se déplacer comme les Rocketer, Batman, et autre Boba Fet ?
Une aile en perpétuelle évolution
C'est une idée ancienne que de vouloir se passer d'avions pour se déplacer dans les airs. Les premières recherches sérieuses pour propulser un homme avec des réacteurs datent ...de la Seconde Guerre mondiale. La guerre froide a engendré aussi tout un tas de projets plus ou moins farfelus. C'est pourtant bien Yves Rossy le premier homme à voler grâce à une aile à réaction.
En 2000, il réussit à développer une aile en alliage de carbone pour planer. La suite logique fut de trouver une propulsion. En 2002, il contacte la société allemande Jet cat, leader mondial des constructeurs pour les réacteurs d'avions... en modèle réduit ! Deux ans de recherche, et 285 000 dollars versés avec ses sponsors furent nécessaires.
Sans cesse tourné vers de nouveaux défis, Fusion Man réfléchit déjà à une deuxième aile. Celle-ci aurait de meilleur performances ascensionnelles, et serait capable de réaliser des figures acrobatiques. Sans parler de la possibilité de pouvoir décoller directement du sol... De nombreux projets en perspective.
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Société
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03-10-2008 |
Impossible d'avancer dans la vie sans les autres. Mais comment faire de leur jugement et leur regard un tremplin et non un couperet qui casse. Serions-nous trop sensibles à ce regard ? Explications et conseils d'Isabelle Stoquelet-Dargent, psychologue. Aujourd'hui beaucoup de jeunes sont très sensibles au regard des autres et disent même en souffrir, pourquoi ?
"Il y a d'abord l'influence des médias qui pour beaucoup est assez importante. La télévision, la mode, les magazines transmettent des codes sur la manière dont il faudrait être, penser, s'habiller, réussir sa vie en société...Tous ces codes ont tendance à nous formater : ils nous enferment dans un carcan, et si nous nous sentons différents sur un point, cela peut nous inquiéter. Mais il y a aussi l'image que nous renvoient les autres dans la vie sociale. Les regards mais aussi les paroles de nos amis ou nos collègues de travail nous renvoient à une image de nous-même qui peut questionner, déstabiliser. Si je croise quelqu'un dans la rue qui me dit "quelle allure, celle-là !", ça peut me poser des questions. Au contraire si une amie me dit "tu es superbe, ce matin !", je vais me sentir mieux. Et puis il y a le regard de toute notre famille, et surtout de nos parents qui est fondateur depuis que l'on est enfant. C'est un regard très important qui agit comme un révélateur : il ne nous crée pas, mais il nous éveille à nous-même, il nous permet de nous découvrir et de nous affirmer peu à peu.
Le regard de l'autre peut donc être positif ?
Bien sûr. A l'adolescence notamment, comme on change dans son corps et dans sa tête, on a à nouveau besoin d'être confirmé par le regard de ses parents. On accède à un corps d'homme ou de femme, on forme sa personnalité, ses goûts, et l'on cherche dans le regard de ses parents la confirmation que l'on peut être aimé, même si c'est parfois dans la confrontation ou le conflit. On prend alors confiance en soi grâce à ce regard bienveillant, sécurisant, mais qui doit aussi nous laisser une part importante de liberté et reconnaître notre "originalité" : car chaque jeune a quelque chose d'unique, de spécial, et c'est cette singularité qui est pleine de promesses. Ensuite, peu à peu, d'autres regards positifs, celui d'un prof, d'un ami, d'un collègue, d'un formateur continuent à encourager et permettent d'aller de l'avant dans la vie, et même, peu à peu, de faire face aux difficultés, ou de rebondir après un échec.
Beaucoup de jeunes nous disent pourtant qu'ils n'ont pas de problèmes avec leur famille mais qu'ils sont paralysés par le regard des autres, pourquoi ?
Il y a des caractères hyper-sensibles qui sont comme de gigantesques paraboles : ils captent tous les signaux que leur envoient les autres (les paroles, les regards, les attitudes, les réactions) mais ils les décodent mal et souvent ils ont tendance à rendre les autres responsables de ce que cela leur renvoie. En fait, ils reçoivent trop d'informations et ne savent pas quoi en faire parce qu'ils ne savent pas qui ils sont. Pourtant la sensibilité est une richesse, mais il faut prendre le temps d'apprendre à se connaître pour pouvoir ensuite "filtrer" et interpréter les remarques des autres.
Mais concrètement, comment faire pour apprendre à se connaître ?
C'est quelque chose qui se fait progressivement avec le temps, mais certains moyens peuvent aider. Déjà on peut discuter avec une personne proche en qui l'on a confiance : un ou une amie proche, un membre de sa famille, un médecin. Il s'agit d'évaluer et de découvrir avec cette personne tout ce qui fait notre richesse, nos atouts. On peut passer en revue tous les moments de notre vie qui ont été importants parce qu'on en a tiré du bonheur, où l'on a été confirmé dans ce qu'on faisait, félicité pour quelque chose, remercié par quelqu'un. Si l'on n'a personne autour de soi avec qui avoir ce genre de conversation, il ne faut pas hésiter à se faire aider en allant voir un ou une psychologue. Cela m'est arrivé de recevoir des jeunes seulement 2 ou 3 fois pour les aider à se découvrir et ils sont repartis rassurés et confiants en eux-mêmes. Ensuite, on peut, à la fin de chaque journée par exemple, repenser à tout ce qu'on a vécu et chercher les petits événéments qui nous ont confirmé, encouragé, dans ce que l'on est ou ce que l'on fait : un travail qu'on a bien réussi, une personne qui nous a remercié, etc. C'est d'ailleurs quelque chose qu'on aura besoin de faire toute sa vie car il faut du temps pour devenir ami avec soi-même.
En s'aimant soi-même, on supporte mieux le regard des autres ?
Oui, car l'on apprend à avoir la juste distance par rapport à l'opinion des autres. Durant toute ma vie, je vais rencontrer des personnes qui parfois vont me mettre en difficulté ou je vais vivre des événements douloureux. Si j'ai une juste estime de moi, je vais pouvoir trier tout cela et me servir de ces expériences pour aller de l'avant. Par contre, si je suis cassé et que je n'arrive pas à me relever, là il faut se faire aider et ne pas rester seul. Peu à peu on apprend à ne pas être trop dépendant, trop collé à l'opinion des autres, sans devenir non plus indifférent car il ne faut pas non plus se replier sur soi et se couper des autres.
N'est-ce pas plus facile d'assumer le regard des autres lorsqu'on devient adulte ?
Bien sûr. En avançant dans la vie, on apprend à mieux se connaître, on cerne ses centres d'intérêt, ses passions. On fait des choix d'orientation, d'études, on acquiert des compétences On apprend aussi à s'ajuster aux autres, on se rend compte de la façon de s'habiller qui nous convient. Et on trouve aussi la bonne distance avec sa famille qui n'est ni dans le copier-coller, ni dans l'opposition systématique. J'ajouterais un élément important pour prendre confiance en soi, qui est l'engagement. Chacun doit pouvoir donner à sa manière aux autres pour ne pas être toujours celui qui reçoit : créer une association, aider des enfants plus jeunes à faire leurs devoirs, s'engager dans un club de sport... Et cela, on peut le faire dès l'adolescence car cela permet de développer des potentiels nouveaux, des talents. Je me souviens d'un jeune garçon qui avait été jouer de la musique dans une maison de retraite. Le regard des personnes âgées l'avait confirmé dans sa capacité à réjouir les autres. On avance ainsi dans sa dynamique intérieure, il faut simplement s'autoriser à avoir besoin de temps...
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Société
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03-10-2008 |
Chaque année, le magazine Reporters d'Espoirs fait connaître au public des initiatives qui ont apporté des solutions concrètes à des problèmes graves : développement durable, éducation, pauvreté, solitude... Car partout dans le monde, des jeunes, des hommes, des femmes, des associations ont des idées géniales, pas forcément pour faire fortune, mais pour apporter de vraies solutions en montant des projets qui marchent. Un beau bouquet à découvrir à partir du 2 octobre.
L'actualité vous saoûle ? Les infos vous dépriment ? Vous vous sentez impuissant et seul face aux difficultés de la société et du monde ? Vous voudriez bien vous engager mais vous ne savez pas comment ? Bref, vous êtes paralysé par le pessimisme et l'impression d'être une toute petite goutte d'eau dans un océan de problèmes. Et d'ailleurs, pourquoi se bouger pour les autres quand on n'arrive pas soi-même à mener sa vie comme on le voudrait ?
Ce mal qui couve en vous et nous concerne tous a un remède : lire chaque jour au réveil un article ou voir un reportage racontant par le menu détail comment quelqu'un comme vous - un étudiant, un jeune pro, un chômeur, un cadre, une jeune maman - s'est penché sur un problème concret et a trouvé une solution qui marche pour lui et pour les autres. Tant qu'à faire, mieux vaut prolonger le traitement en goûtant à un panier complet d'informations positives... C'est ce que nous propose une fois par an le magazine Reporters d'Espoirs. L'édition 2008, publiée en kiosque le 2 octobre à l'intérieur de l'hebdomadaire Courrier International, vous propose 40 pages de reportages sur tous les sujets : économie, sciences, santé ou environnement, société, recherche de la paix...
Une sélection des meilleurs articles positifs parus dans la presse
Ces reportages revigorants ont été écrits dans les journaux français les plus variés durant toute cette année. Reporters d'Espoirs, qui n'est pas un journal mais une agence de presse, les a sélectionnés pour les publier dans ce magazine annuel. Les meilleurs ont même été primés et les journalistes récompensés avec des prix et des mentions spéciales. Exemple : Marine Turchi, 26 ans, tout juste diplômée de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille a écrit dans le Nouvel Observateur un article racontant l'histoire d'un jeune cadre qui a créé Sineo, une entreprise de lavage de voitures à la main et sans eau utilisant uniquement des huiles végétales. Un reportage lauréat complet et très sympa qui redonnera du peps à tout ceux qui veulent monter leur boîte sur un concept de respect de l'environnement.
Face à l'angoisse et au pessimisme, l'exemple d'initiatives porteuses de solutions
Au fil des pages, vous découvrirez une foule d'initiatives et de créateurs d'associations ou d'entreprises qui pourront, pourquoi pas, vous stimuler et vous donner des idées : une association qui construit et scolarise les petites Cambodgiennes, une Pakistanaise qui lutte contre les crimes d'honneur dans son pays, un ancien agent immobilier qui construit des résidences sociales pour les SDF, une jeune fille qui décide de faire un don de moelle osseuse, deux jeunes femmes qui sauvent le café de leur village en en faisant un lieu de rencontres tous azimuts.
"La presse construit l'innovation", a expliqué l'écrivain Jean-Claude Guillebaud, l'un des parrains de Reporters d'Espoirs, en décernant leur prix aux journalistes primés. Quant à nous, il ne nous reste plus qu'à lire ces articles ou à visionner ces reportages télé (sur le site de Reporters d'Espoir), pour secouer la torpeur et retrouver l'envie d'agir. Car si, comme le disait Goethe, "le pessimiste se condamne à être spectateur", celui qui reprend espoir peut vite devenir acteur. Les expériences sélectionnées par Reporters d'Espoir sont d'ailleurs toutes reproductibles.
Où se procurer le magazine Reporters d'Espoirs ?
- Durant la semaine du 2 au 8 octobre, en kiosque, dans l'hebdomadaire Courrier International qui fait sa couverture sur l'Arctique. Pour 3 euros, cela vous donne aussi l'occasion de découvrir ce journal passionnant qui n'est fait qu'avec des articles publiés dans des journaux étrangers et traduits en français.
- Vous pourrez aussi lire les reportages en ligne et visionner les reportages télé sélectionnés sur le site de Reporters d'Espoir www.reportersdespoirs.org .
- Possibilité aussi de commander le magazine en plusieurs exemplaires pour le recevoir chez soi : une bonne idée si l'on veut s'en servir pour animer un débat ou un travail en groupe ou le diffuser autour de soi.
Nos articles avec Reporters d'Espoirs
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Société
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03-10-2008 |
Voilà, c'est la fin ! mercredi se sont clos les jeux paralympiques de Pékin. Entre exploits, réussites, déceptions, et polémiques, c'est l'heure du bilan en attendant les jeux de Londres en 2012. L'Empire du Milieu
Ils s'y étaient préparés. On les attendait. Ils l'ont fait. La Chine qui voulait profiter de cette tribune sportive et médiatique pour s'affirmer comme une grande puissance mondiale a réussi son pari. Elle a clos le cycle des humiliations pour redevenir cet Empire du Milieu que le monde regarde et admire.
Les chiffres parlent pour elle. Avec 200 médailles, dont 87 d'or, elle termine au premier rang des nations. Loin, très loin devant son premier concurrent, la Grande-Bretagne, qui avec 42 breloques dorées a deux fois moins de titres olympiques.
Mais le succès vient aussi de l'organisation de ces olympiades. Les milliers de volontaires qui sillonnaient les rues et les stades, l'investissement de la population et des pouvoirs publics, ainsi que les sommes colossales investies feront date. Les athlètes ne s'y sont pas trompés. "Il s'agit des meilleurs paralympiques jamais organisés", déclarait le président du comité international paralympique.
La France au milieu du classement
La France n'a pas été à la hauteur de son rang. Neuvième en 2004, elle espérait face à la concurrence mondiale de plus en plus forte pouvoir demeurer parmi les dix meilleures nations mondiales. Le pays des Gaulois devra se contenter d'une modeste 12ème place avec 52 médailles dont 12 en or. Heureusement, l'autosatisfaction règne. "On a eu une très, très belle équipe de France[...] les résultats sont ceux que l'on pouvait espérer." assène Gérard Masson, le président de la fédération nationale handisport.
Une question demeure donc. S'il peut paraître logique que la Chine avec 83 millions d'handicapés (soit plus que l'ensemble de la population française), occupe le premier rang, pourquoi la France n'est que 12ème alors que la Grande-Bretagne est deuxième ? Pour Gérard Masson la réponse est simple. Les Britanniques ont choisi de professionnaliser le handisport et de ne s'occuper véritablement que d'un petit nombre de disciplines. Au contraire de la France dont la fédération gère près de 42 disciplines tout au long de l'année. "Le service public, c'est aussi cela. On a cette philosophie et cette politique de s'occuper de tous les handicapés", précise le président de la fédération.
Succès et espoirs
Indéniablement, ces jeux paralympiques ont été les plus médiatisés de l'histoire du sport (4000 journalistes contre 2 000 à Athènes). Conséquence de l'éclosion de quelques sportifs emblématiques auxquels les spectateurs du monde entier ont pu s'identifier. Assia El Hanounni, la porte-drapeau française double médaillée en est un exemple frappant en France. Mais la véritable star internationale de cette olympiade fut sans conteste le Sud-Africain Oscar Pistorius. Celui qui avait failli courir avec les Ussain Bolt, et autres Ronald Pognon au mois d'août a réalisé son rêve : Etre triple champion paralympique sur 100, 200, et 400 mètres. Jusqu'où ira-t-il ? "Je travaillerai plus dur. La saison prochaine est vraiment importante.[...] J'essaierai de me qualifier pour les championnats du monde de Berlin (ndlr : valide)", a dit celui qui espère disputer les jeux olympiques et paralympiques de Londres en 2012.
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